À Dubaï, coup d’envoi de la COP des ambitions


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À Dubaï, coup d’envoi de la COP des ambitions
© COP28 UAE (Flickr)
Par Vatican News
Publié le
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La conférence des Nations unies sur les changements climatiques s’ouvre ce jeudi 30 novembre à Dubaï. Pendant une douzaine de jours, les représentants et délégations de 198 pays, associations de défense de l’environnement, monde de la science, entreprises et lobbyistes tenteront de faire avancer le cadre législatif autour de la lutte contre les bouleversements du climat.

Dans les couloirs, les participants se veulent optimistes face au paradoxe d'une COP émiratie. © COP28 UAE (Flickr)

C’est déjà la plus importante en termes de chiffres: 80 000 personnes sont attendues sur les 483 hectares du site de l’exposition universelle de 2020. La COP de cette année marque la conclusion du «bilan mondial», la première évaluation des progrès mondiaux dans la mise en œuvre de l'Accord de Paris de 2015.

Le constat est sans appel notent les Nations unies: le monde n'est pas en mesure de limiter la hausse des températures à 1,5 °C d'ici la fin du siècle. Le rapport reconnaît que les pays élaborent des plans pour un avenir à zéro émission nette et que le passage aux énergies propres s'accélère, mais il indique clairement que la transition est encore loin d'être assez rapide pour limiter le réchauffement dans le cadre des ambitions actuelles.

Ce bilan mondial doit servir de catalyseur pour une plus grande ambition et les organisateurs veulent accéler à tous les niveaux: la réduction des émissions, le renforcement de la résilience aux impacts climatiques et la fourniture de soutien et de financement nécessaires à la transformation.

À la COP28, le message envoyé aux négociateurs est de ne pas repartir sans un accord à la hauteur.

Lire aussi : COP28: l’un des rares espaces où décideurs et leaders du monde entier se rassemblent autour des questions climatiques

Les critiques

Cette COP, organisée dans une ville climatisée en plein désert est également sous le feu des critiques. Le président de la COP, Sultan al-Jaber, est ministre de l’industrie et des technologies avancées des Émirats arabes unis, et jusqu’au mercredi 29 novembre, également président de la principale compagnie pétrolière du pays, dont les stratégies sont incompatibles avec plusieurs clauses de Paris.

La veille de l’ouverture de la COP, Sultan al-Jaber a annoncé se retirer de son poste de PDG. Alors que Dubaï est regardée par le monde entier, le président de la COP veut convaincre: «Nous n'avons pas de temps à perdre. Nous devons prendre des mesures urgentes pour réduire les émissions. Lors de la COP28, tous les pays et toutes les entreprises devront rendre des comptes, guidés par l'étoile polaire qui consiste à maintenir une température de 1,5 °C à portée de main».

Dans les couloirs, les participants se veulent optimistes face au paradoxe d'une COP émiratie: le pétrole est au cœur des discussions, il faut aussi en parler avec les principaux concernés.

Vendredi 1er décembre et samedi 2 décembre, les chefs d'États ou leurs représentants prendront la parole à la tribune des Nations unies, à commencer par les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et l'Egypte, pays hôte de la COP27. À noter l'absence du président américain, Joe Biden, représenté à Dubaï par la vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, et l'absence du président Xi Jinping. La Chine enverra le premier vice-Premier ministre, Xuexiang Ding.

En 2021, les quatre principaux émetteurs sont, dans l'ordre, la Chine, les États-Unis, l'Union européenne, et l'Inde: ce groupe fut responsable de plus de 55 % des émissions totales au cours des années 2010. En 2020, l'ensemble des pays du G20 représentait 75 % des émissions mondiales.

© COP28UAE - Facebook

Marine Henriot, envoyée spéciale à Dubaï pour Vatican News


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