Journée de la Vie Consacrée : soulevons un coin du voile


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Journée de la Vie Consacrée : soulevons un coin du voile
Le Chapitre Général, c'est l'occasion de tourner son regard vers l'avenir_(c)soeurs de Saint-André
Par La rédaction
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4 min

Ce 2 février est dédié non seulement à célébrer la Chandeleur mais aussi, dans nos diocèses, la Vie consacrée. A cette occasion, découvrez le témoignage des sœurs de Saint-André qui viennent de vivre leur chapitre général. Elles nous disent tout – ou presque – sur un moment crucial dans la vie des congrégations.

Le chapitre général est un temps fort vécu par les religieux et religieuses engagés dans une Congrégation. Pour savoir ce qui se cache derrière ce nom, rien ne vaut une explication de l'intérieur, par les sœurs de Saint-André qui ont vécu ce « mini-conclave », en janvier, au Monastère de l’Alliance à Rixensart.

Le chapitre général, c'est l'occasion pour la congrégation de tourner son regard vers l'avenir_(c)soeurs de Saint-André

Sagesse d’Eglise, le chapitre général d’une congrégation religieuse, a autorité pour définir collégialement les orientations de la Congrégation. C’est un « haut lieu » d’exercice de prière, d’écoute, de discernement communautaire, ce qui rappelle la démarche synodale demandée par le pape François à toutes les communautés chrétiennes. Qu’avons-nous vécu ensemble ?

Une préparation vécue par toutes

Un Chapitre général ne s’improvise pas ! Ainsi, pendant presque deux ans, chacune de nous s’est mise à l’écoute de la Parole de Dieu. Nous avons laissé résonner nos Constitutions avec notre vie quotidienne, notre manière spécifique de suivre le Christ. Quels sont les appels « du monde », de l’Eglise pour nous sœurs de Saint-André ? Y aurait-il des attitudes intérieures, des manières de vivre en communauté et dans nos lieux de mission qui auraient besoin d’être revisitées et peut-être mises à jour ?

Prier, écouter et dialoguer

Le socle de ces journées de chapitre a été la prière personnelle et communautaire, soutenue par la prière des bénédictines et par celle de beaucoup d’autres communautés, d’amis et amies. Puis, les temps de réflexion personnelle en petit groupe et en plenum se sont succédé : une alternance bienvenue pour mieux tendre l’oreille au souffle de l’Esprit.

Venues de 3 continents et de 8 nationalités, nous avons commencé à nous mettre à l’écoute des réalités de nos sœurs au Brésil, au Congo, en Europe et en Corée, en tenant compte des contextes politiques, économiques, ecclésiaux.

Comment avons-nous vécu les 6 années précédentes dans nos communautés et dans nos lieux de mission ? Comment avons-nous vécu les orientations du chapitre précédent, comme par exemple ce qui concerne la sauvegarde de notre « maison commune » ? La pandémie du Covid, la montée des populismes, la crise des abus dans l’église, les conflits armés, les questions migratoires nous ont traversées comme ils ont traversé notre monde. Ils nous touchent et nous blessent aussi. Ensemble nous les avons nommés, laissés résonner. Comment tout cela façonne aujourd’hui notre vie de sœur de Saint-André ?

(c)Soeurs de Saint-André

Comment perpétuer l'ADN de l'accueil ?

La deuxième partie du chapitre a été plus laborieuse, se consacrant aux orientations pour les 6 années à venir. Cela se fait à partir des demandes des sœurs et de la préparation des communautés.

Pour être fidèles à notre vocation et entrer résolument dans ce 21ème siècle », comment chacune de nous est pleinement responsable de sa vocation de sœur de Saint-André ? Nous avons reçu de nos fondatrices (en 1231 à Tournai) l’ADN de l’accueil : comment le vivons-nous aujourd’hui ? Comment nous laissons-nous interpeller et comment formons-nous les jeunes femmes qui viennent nous rejoindre ? A quel type de souplesse sommes-nous invitées dans notre gouvernance : comment avancer vers plus de fraternité, plus de participation de chacune ? Tout ceci en vue de mieux suivre le Christ, et de témoigner davantage de lui dans chacun des lieux où nous sommes envoyées.

Des guides et une feuille de route

Les derniers jours nous avons rédigé des « feuilles de route » pour baliser le chemin des six années à venir. Puis nous avons élu les conseillères de la supérieure générale, qui accompagneront avec elle cette mise en œuvre. Maintenant une nouvelle étape s’ouvre pour Saint-André sur tous les continents : le travail commence pour toutes !

C’est dans la joie et l’espérance que nous nous sommes dispersées, envoyées pour l’annonce de l’Evangile !

La supérieure générale et son Conseil, Agnès, Gabi, Anne, Sigrun et Neuza

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