Les réfugiés afghans de l’église du Béguinage demandent une chance


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Les réfugiés afghans de l’église du Béguinage demandent une chance
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

église Béguinage BruxellesConstruire un avenir en Belgique, les réfugiés afghans de l'église du Béguinage à Bruxelles y croient toujours. Ce dimanche, ils se sont exprimés à ce sujet dans un texte présenté à l'église.

Au centre de Bruxelles, l'église du Béguinage est occupée depuis le mois de novembre 2013 par des réfugiés originaires d'Afghanistan. Après la régularisation de dizaines de familles, il reste aujourd'hui une trentaine d’hommes qui attendent que leur situation se règle. Ce groupe de demandeurs d'asile espère encore pouvoir construire un avenir en Belgique. C'est le message a été relayé dimanche dans un texte qui est le résultat de discussions avec un psychologue venu rencontrer les réfugiés après le décès au mois de mars de l'un d'entre eux lors d'une rixe avec un autre demandeur d'asile. "Lors des conversations au sujet de cette expérience traumatisante, il est clairement ressorti que celle-ci ne pouvait être séparée de leur existence dans l'ombre", explique la psychologue Sarah Strauven. "Nous devions exprimer cela avec des mots. Ce texte en est le résultat", déclare-t-elle à Belga.

Ni pitié, ni charité, seulement une chance...

"Notre vie est faite d'incertitudes permanentes", expliquent les 25 demandeurs d'asile. "Nous ne comprenons pas pourquoi nous ne recevons aucune protection ici alors que nous ne pouvons pas rentrer chez nous. Nous avons pourtant du talent et des compétences à revendre. Notre séjour dans une église pourrait nous coûter la vie en Afghanistan. Nous ne demandons aucune pitié ou charité, seulement une vraie chance de mener une vie sûre et digne", exprime encore le texte présenté ce dimanche.

Leur séjour au Béguinage leur a beaucoup appris et a contribué à ouvrir leur regard sur le monde alors qu'ils viennent d'horizons culturels et ethniques différents. Aujourd'hui, les réfugiés expliquent former un vrai groupe. Lors des discussions a émergé l'idée de construire la maquette d'une maison en matériaux recyclés. "C'est le symbole de ce que nous souhaitons, un endroit où nous nous sentons chez nous."

MVL, d'après Belga / Photo: Vue de la nef de l'église Saint-Jean-Baptiste au Béguinage, Antoine Meissonnier sur Wikimedia (partage libre)

 


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