Le Conseil œcuménique des Eglises dit non aux énergies fossiles


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Le Conseil œcuménique des Eglises dit non aux énergies fossiles
Par Jean-Jacques Durré
Publié le
2 min

Energies fossiles 2Engagé depuis longtemps contre le réchauffement climatique de la planète, le Conseil œcuménique des Eglises (COE) a ajouté, en juillet dernier, les énergies fossiles à la liste des secteurs dans lesquels il refuse d'investir.

Au cours de ces deux dernières décennies, le COE, qui regroupe 345 Eglises membres dans 140 pays (à l'exception de l'Eglise catholique), a activement contribué à l’émergence d’un mouvement pour la justice climatique, mobilisant des millions de personnes à travers le monde. Lorsque Mgr Desmond Tutu, ancien archevêque sud-africain, a appelé publiquement au désinvestissement et au boycott de l’industrie des combustibles fossiles, ce fut un signal clair pour le COE que davantage pouvait être fait. Ces six derniers mois, celui-ci a donc encouragé ses Eglises membres en Europe à retirer leurs investissements dans les énergies fossiles, comme un moyen pour les chrétiens de réaliser la justice climatique en l’absence d’un leadership politique sur ce thème.

"L’utilisation des combustibles fossiles doit être réduite de manière significative", a déclaré Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE. "En refusant d’investir dans les entreprises de ce secteur, nous voulons montrer une direction que nous devrions suivre comme une grande famille humaine pour réagir correctement face au changement climatique."

Alors que le COE a un relativement petit portefeuille d’investissement par rapport à beaucoup d’autres institutions, il prend soin de la façon dont il gère même ces petits montants, souligne la directrice des finances du COE, Elaine Dykes. Outre les énergies fossiles, la liste des secteurs dans lesquels le COE n’investit pas, comprend les armes, l’énergie nucléaire et les organismes génétiquement modifiés.

P. A. (avec COE)


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