Les dons d’héritages, revenus importants pour les œuvres de charité


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Les dons d’héritages, revenus importants pour les œuvres de charité
Par La rédaction
Publié le
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Dans notre pays, les Belges sont de plus en plus nombreux à léguer une partie de leur patrimoine à des œuvres caritatives.

C’est une bonne nouvelle pour les associations caritatives de Belgique. Les Belges sont de plus en plus nombreux à leur apporter une importante source de financement. Pour certaines œuvres, les revenus issus d’héritages ont presque doublé en l’espace de quelques années.

"C’est une génération engagée qui décède peu à peu”, explique le responsable du site Testament.be, Jan Rachel, dans les colonnes que quotidien flamand De Morgen. "Ils sont plus âgés, et donc ont déjà hérités eux-mêmes d’une certaine somme d’argent. Ils possèdent davantage et ont moins d’enfants", ajoute-t-il.

La Fondation contre le Cancer a connu une forte hausse de son portefeuille d’héritages. Depuis 2008, elle est ainsi passée de 8,7 millions d’euros à 14,8 millions en 2013. L’association SOS Villages d’Enfants observe la même tendance. Des 180.000 euros de legs enregistrées en 2008, elle est passée à 1,4 million en 2013. Chez Unicef, les dons d’héritage représentent déjà un cinquième des revenus totaux des Fonds des Nations Unies pour les droits des enfants. Les dons d’héritage légués à Médecins sans Frontières sont également passés de 5 millions en 2010 à 7,7 millions l’année dernière.

De monastères aux ONG

"Avant, les héritages étaient souvent légués à des monastères ou fabriques d’église", constate Marc Michils de la Ligue flamande contre le cancer. "Maintenant, les gens font des dons à des ONG qui sont actives dans la société." Marc Michils assure également qu’il ne s’agit pas toujours de personnes très riches qui font des dons. Les donateurs sont issus de tous les milieux de la société, précise-t-il.

D’après le responsable du Testament.be, ce sont les legs en duo qui ont le plus de succès. Lorsqu’une donateur décide de léguer une partie de son patrimoine, l’association caritative s’engage à payer les droits de succession. Il reste alors plus d’argent pour les autres héritiers et légataires.

Au Pays-Bas, le succès des dons aux œuvres de charité est encore plus important dû au fait que nos voisins ne taxent pas les montants légués. Par contre en Belgique, le fisc perçoit 7% de la transaction en Wallonie, 12,5% à Bruxelles et 8,5% en Flandre.

ST (d’après De Morgen)

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