La Garde suisse accueille 30 nouvelles recrues


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La Garde suisse accueille 30 nouvelles recrues
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Serment-Gardes-suissesLes 30 nouvelles recrues de la Garde Suisse Pontificale ont prêté serment aujourd'hui. Au-delà de leur mission de protection du pape, ces figures très populaires sont aussi appelées à "donner un témoignage chrétien, serein et joyeux, à tous ceux qui viennent au Vatican", a expliqué le pape à cette occasion.

Ils font partie de l'imagerie du Vatican et ne passent pas inaperçus dans leur costume chatoyant. D'ailleurs les visiteurs adorent être photographiés auprès d'eux… Mais s'ils semblent sortis d'une autre époque, le rôle des gardes suisses reste tout à fait d'actualité et ce 6 mai est l'occasion de les célébrer, eux qui accueillent officiellement, dans la cour Saint-Damase, 30 nouvelles recrues. Dix-neuf proviennent de Suisse alémanique, huit de Romandie et trois du Tessin.
Le Pape François les avait reçus hier matin, pour leur expliquer combien cette journée resterait gravée dans leur mémoire."C’est un jour spécial, parce que nous commémorons le Sac de Rome et l’action héroïque de vos prédécesseurs qui, en 1527, ont offert leur vie pour la défense de l’Eglise et du Pape", a ainsi rappelé le souverain pontife.

" Votre service est donc un témoignage authentique"

Certes, "depuis 1527, le contexte social et ecclésial a beaucoup changé", a indiqué le Pape François: la société est différente de celle de l’époque. "Mais le cœur de l’homme, sa capacité à être fidèle et courageux – acriter et fideliter, dit votre devise – est resté le même. Votre service est donc un témoignage authentique, parce qu’il exprime concrètement le désir de se donner à une tâche importante et exigeante."
La mission des gardes-suisses? Assurer la protection du Pape, contrôler les entrées du Vatican et surveiller le palais apostolique. Ils doivent désormais assurer la garde de la résidence Sainte-Marthe, où demeure le pape qui n'a pas emménagé dans les appartements pontificaux.

Donner un témoignage chrétien

"Servir dans la Garde Suisse Pontificale", a poursuivi le Pape François, "signifie vivre une expérience où se rencontrent le temps et l’espace de manière très particulière. Rome est riche d’innombrables monuments et lieux historiques et artistiques qui manifestent la grandeur de sa culture et de son histoire. Cependant, cette ville n’est pas seulement un grand musée, mais un carrefour de touristes et de pèlerins qui viennent de tous les coins du monde: des personnes de diverses langues, traditions, religions et cultures arrivent ici avec des motivations différentes. Dans ce mouvement de l’histoire et d’histoires personnelles, il y a aussi chacun de vous. Par votre service particulier, vous êtes appelés à donner un témoignage chrétien, serein et joyeux, à tous ceux qui arrivent au Vatican pour visiter la Basilique Saint Pierre et pour rencontrer le Pape. Vivez intensément vos journées! Soyez solides dans votre foi et généreux dans l’amour envers les personnes que vous rencontrez."

Un uniforme dessiné il y a cent ans

"L’uniforme que vous endossez", a ajouté le Pontife, "a cent ans cette année. Ses couleurs et sa forme sont connues du monde entier: elles rappellent le dévouement, le sérieux, la sécurité. Elles évoquent un service singulier et un passé glorieux. Cependant, derrière tout uniforme se trouve une personne concrète: avec une famille et une terre d’origine, avec une personnalité et une sensibilité, avec des désirs et des projets de vie. Votre uniforme est un trait caractéristique suggestif de la Garde Suisse qui attire l’attention des gens. Mais rappelez-vous que ce n’est pas l’uniforme mais celui qui l’endosse qui doit toucher les autres par la gentillesse, par l’esprit d’accueil, par l’attitude de charité envers tous. Considérez cela aussi dans les rapports entre vous, en donnant aussi de l’importance à votre vie communautaire, au partage des moments joyeux et des moments plus difficiles, en n’ignorant pas qui parmi vous se trouve en difficulté et a parfois besoin d’un sourire, d’un geste d’encouragement et d’amitié, en évitant une distance négative qui sépare les camarades et qui, dans la vie de toutes les personnes du monde, peut générer le mépris, la marginalisation ou le racisme."

P.G. (avec Radio Vatican)

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