Mourir ou partir ? Le dilemme des Syriens


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Mourir ou partir ? Le dilemme des Syriens
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Les chrétiens de Syrie doivent choisir entre deux calices amers : partir ou mourir. Et dans ce pays dévasté par la guerre, l’Eglise est devenue un refuge où la population vient chercher protection et aide pour trouver un visa de sortie.

L’archevêque de Damas, Mgr Samir Nassar décrit dans un vibrant témoignage toutes les façons dont la mort s’empare de millions de civils sans défense, chrétiens et musulmans, dans une Syrie dévastée par la guerre : les bombardements, les snipers, la malnutrition, et le manque de médicaments. "223 hôpitaux sont fermés et les médecins sont tous en fuite", explique l’archevêque de Damas, poursuivant "Devant un tel désastre, nous pensons tous à partir, même si la fuite est une autre façon de mourir, plus lente".

L’Eglise locale est, selon Mgr Nassar, "devenue un mur de larmes vers lequel les chrétiens se tournent chaque jour pour trouver protection et aide dans leur recherche d’un visa pour partir". "Les chrétiens syriens ont vu l’ONU organiser depuis 2005 le départ systématique des réfugiés irakiens vers les pays occidentaux. Ils ressentent aujourd’hui de l’angoisse devant l’indifférence et le silence de la communauté internationale face à leur triste et long calvaire", relate l’archevêque. "Nous sommes abandonnés, condamnés à la mort sans pouvoir fuir. Les consulats sont fermés depuis un an et demi", rapporte encore Mgr Samir Nassar.

apic/at


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