40 bougies pour les KAP’s


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40 bougies pour les KAP’s
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

K.A.P., trois lettres pour nommer ces logements universitaires où les étudiants, non seulement étudient, mais aussi mènent à bien, avec d'autres, un projet qui leur tient à cœur. Ces kots-à-projet fêtent cette année leur quarantième anniversaire. Et c'est du Belge !
Dépakot, Kapharnaüm, Amandier, Latino Amerikap, Akapella, Radiokot, Improkot, Auberge… Ils sont environ cent trente kots-à-projet sur les campus de l'Université catholique de Louvain, sites de Louvain-la-Neuve (80), Woluwe (30) et Namur (15) confondus. Ils rassemblent plus de 1.000 étudiants. Les neuf premiers KAP's ont vu le jour durant l'année académique 1972-1973, après que la branche francophone de l'université catholique ait déménagé en Wallonie.

Une mécanique bien rodée
Pour créer un kot-à-projet, il faut avant tout un projet ! Celui-ci consiste habituellement à organiser des activités destinées aux autres étudiants ainsi qu’aux habitants des environs et à leurs enfants. Chaque kot-à-projet est spécialisé dans un domaine précis, relatif par exemple à la culture, à l'aide humanitaire ou sociale, au sport, à la protection de l’environnement, ou encore à la spiritualité. Outre l’organisation d’activités, les kots-à-projet peuvent également fournir des services ou sensibiliser les autres étudiants à leur cause. Dans tous les cas, ils permettent le rassemblement et la discussion. Les projets à caractère politique sont interdits.
Quand le dossier d'un nouveau KAP est dressé, il peut passer en commission devant l'UCL, qui lui accorde ou non des subsides. En quarante ans, plus d'un millier de dossiers ont été proposés par des équipes d'étudiants.

Zoom sur l'Amandier
Si je vous dis "Photokot", vous en déduisez immédiatement que, dans ce kot-là, on fait de la photo. Si je vous dis "Kot-et-Danse", vous tournoyez tout de suite sur un air de flamenco, de rock et autre salsa. Mais si je vous dis "Amandier", alors là, vous ne comprenez plus rien. Quel est le projet de ce KAP ? Quelles activités s'y déroulent ? En fait, l'Amandier a pour objectif de relever un défi; celui de montrer que la religion n'est pas désuète, et qu'elle a une place au-delà des cercles de ceux qui la pratiquent. Ni prosélyte, ni intégriste, ni traditionnaliste, ce KAP cherche à mettre en valeur un héritage qui, s'il n'est plus aujourd'hui au centre des préoccupations, est pourtant toujours présent dans la société.
En ayant, avant tout, les yeux ouverts sur le monde, l'Amandier développe ses activités autour de trois thèmes: la culture, le sens et la foi. Prière et adoration dans la chapelle du kot rythment les semaines. Des conférences sur des sujets de réflexion (bioéthique, amour, pèlerinage, patrimoine chrétien,...) sont proposées, ainsi que des ciné-salons, des visites d'abbayes et de nombreuses activités avec la paroisse des étudiants (fête de la lumière, marche de l'Avent, 24h de la Bible, repas d'après messe...), sans oublier la dégustation de bières trappistes. L'Amandier est un kot-à-projet qui bouge, qui ose, qui invite.

Voilà donc quarante ans que ces KAP's animent les campus de l'UCL. Intégrer un kot-à-projet reste une occasion unique de vivre une expérience enrichissante et de partager la vie en communauté dans une ambiance résolument festive. Finalement, ce qui est le plus ardu dans un KAP, c'est de le choisir. Une multitude de propositions de kots est offerte aux nouveaux étudiants; des propositions, d'ailleurs, qui se renouvellent partiellement chaque année. Pour les y aider, les coordonnées de tous les kots-à-projet sont compilées dans un guide disponible sur www.organe.be. Bonne découverte du merveilleux monde des KAP's !

Sylviane BIGARÉ

Catégorie : L'actu

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