Tentatives d’influence sur des cardinaux


Partager
Tentatives d’influence sur des cardinaux
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

A l'approche du conclave, le Saint-Siège a tenu à déplorer les tentatives d’influencer les cardinaux. Dans un communiqué sévère, la Secrétairerie d’Etat a pointé du doigt la diffusion de nouvelles fausses ou inexactes susceptibles de porter atteinte à des personnes et à des institutions.

"La liberté du Collège des cardinaux, à qui il revient de procéder à l’élection du Souverain Pontife, a toujours été défendue avec force par le Saint-Siège, afin de garantir un choix fondé sur des critères visant exclusivement le bien de l’Eglise.
Au cours des siècles, les Cardinaux ont dû faire face à de multiples formes de pression, exercées sur certains électeurs, ou sur l’ensemble du Collège, qui avaient pour but de conditionner leurs décisions, en les soumettant à des logiques à caractère politique ou mondain. Si dans le passé, ce sont les puissances, autrement dit les Etats, qui ont tenté de faire valoir leur propre influence sur l’élection du Pape, aujourd’hui on essaye de mettre en jeu le poids de l’opinion publique, souvent sur la base d’évaluations qui ne saisissent pas le côté spirituel du moment que l’Église est en train de vivre.
Il est regrettable qu’à l’approche du début du Conclave où les Cardinaux électeurs seront tenus, en conscience et devant Dieu, à exprimer en toute liberté leur propre choix, on assiste à la multiplication de nouvelles qui n’ont pas été vérifiées ou qui ne sont pas vérifiables, ainsi que de fausses nouvelles, qui portent atteinte à des personnes et des institutions. Plus que jamais, en ces heures, les catholiques se concentrent sur l’essentiel : ils prient pour le Pape Benoît XVI, ils prient pour que l’Esprit Saint éclaire le Collège des Cardinaux, ils prient pour le futur Pape, car ils savent que le destin de la barque de Pierre est entre les mains de Dieu ".

La note de la Secrétairerie d’Etat ne doit toutefois pas être perçue comme une condamnation globale des médias, sans distinction. Le père Federico Lombardi, directeur du bureau de presse du Saint-Siège, estime que les cardinaux ont besoin de sérénité. Si les médias ont le droit d’évoquer certains chantiers, ils doivent cependant faire preuve de mesure et ne pas exercer de pressions sur le Collège cardinalice.

news.va/at


Dans la même catégorie