Le temps des résolutions


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Le temps des résolutions
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Editorial de Jean-Jacques Durré, paru le "Dimanche Express" n°1 du 13 janvier 2013 :

L’an neuf commence traditionnellement par la prise de (bonnes) résolutions, dont certaines, il faut l’avouer, ne tiennent pas très longtemps. Qu’importe! Il faut pouvoir se donner des objectifs, même si l’on sait que certains seront difficiles à atteindre, voire ne pourrons jamais être réalisés. Les fêtes de fin d’année, nous ont permis de prendre un temps de repos et de réflexion. Nous avons réveillonné, en famille ou entre amis et c’est une bonne chose. La joie fait aussi partie de la vie. Durant un moment, nous oublions nos propres soucis et les misères du monde. Il n’ y a là rien de culpabilisant.

Mais, il ne faut pas indéfiniment occulter les difficultés que rencontrent tant de gens, y compris chez nous. La fin de l’année et le début d’une autre sont aussi le moment des “rétrospectives” et des “prospectives”.

À cet égard, 2012 n’a pas été une année des plus faciles. Crise économique, mesures d’austérité qui diminuent le pouvoir d’achat, licenciements … Sans oublier, les conflits meurtriers qui se déroulent dans différents coins du globe. Avons-nous pensé durant ce temps de repos à ceux qui sont meurtris par la vie ? Peut-être pas.

Et si cela constituait alors une bonne résolution pour l’an neuf? Avoir une pensée chaque jour pour celui qui est à la rue, qui a faim, qui souffre de la guerre. Oublier un instant nos soucis quotidiens pour penser en prière à tous ces exclus. Sourire au SDF et ne pas passer à côté de lui sans le voir, comme s’il n’existait pas. N’est-ce pas une bonne résolution? Les sceptiques diront que ce sont de belles paroles et que cela ne changera rien. Pas sûr! On ne peut pas prendre toute la misère du monde sur soi, mais notre prière peut contribuer à soulager. Un sourire peut faire dire: "J'existe". Une poignée de main peut signifier: "Tu n'es pas seul."

Et puis il y a l’action. Oh, il n’est nul besoin de partir en croisade, mais simplement de faire des gestes de solidarité. Passer un moment avec une personne seule qui a besoin de parler. Aider bénévolement dans une association. Rendre visite à un ami perdu de vue… Des petits gestes qui nous prennent certes un peu de temps, mais qui sont comme des rayons de soleil dans un ciel gris.

Nous sommes tous appelés à faire quelque chose pour ceux qui souffrent, à prier pour que la force de l’Espérance leur soit donnée. Bonne année 2013 et que cette Espérance du Sauveur venu parmi nous vous accompagne chaque jour.


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