Bloody Tuesday à Belfast


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Bloody Tuesday à Belfast
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Belfast flambe, l'Union Jack flotte sporadiquement, les relations entre les nationalistes et les unionistes s'embrasent…

Pour la sixième nuit d'affilée, les rues de Belfast ont été le théâtre, mardi 8 janvier, de heurts violents entre des manifestants unionistes et les forces de l'ordre. A l'origine de ces cocktails Molotov en série dans l'est de la capitale nord-irlandaise, une histoire de drapeau et de susceptibilité.

Le mois dernier, la décision de ne plus procéder chaque jour au lever des couleurs britanniques sur le bâtiment de l'hôtel de ville a été votée par les conseillers de Belfast, majoritairement nationalistes.

L'Union Jack, qui était hissé quotidiennement depuis un siècle, ne sera plus levé que dix-sept jours par an.

D'après l'Express.fr, plus de 60 policiers ont été blessés et une centaine de personnes arrêtés depuis jeudi soir. Des représentants religieux et de plusieurs partis se sont réunis dimanche dans une église de Belfast pour tenter de mettre fin à ces violences.

L'Ulster, l'une des quatre provinces historiques d'Irlande, a connu trente ans de violences intercommunautaires entre protestants unionistes et républicains catholiques, partisans d'une unification avec la République d'Irlande. Des violences qui ont déjà fait 3.500 morts… Depuis l'accord de paix de 1998, il n'est pas rare de voir des incidents éclater.

Espérons cependant que l'affaire "Union Jack" ne marque pas la naissance d'un nouveau Bloody Sunday. En hommage à toutes les victimes du conflit nord-irlandais et pour rappeler la tuerie survenue à Derry en 1972, le groupe irlandais U2 avait sorti, en 1983, le titre "Sunday Bloody Sunday". Un morceau de circonstance...

A.L

Catégorie : L'actu

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