Non au démembrement de l’UCL


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Non au démembrement de l’UCL
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Étudiants, professeurs, scientifiques et administratifs, tous unis face au projet de décret du ministre Marcourt. L'avant-projet de décret de l'enseignement supérieur universitaire et non-universitaire apparaît sous-tendu par une volonté manifeste de régionalisation de l'enseignement. Les conséquences d'un tel décret seraient catastrophiques pour l'Université Catholique de Louvain (UCL), reléguée au rayonnement local d'une simple université du Brabant wallon…

Les académiques, les scientifiques, le personnel administratif et technique et les étudiants ont adressé, le 18 décembre, une lettre au ministre Jean-Claude Marcourt. Dans ce courrier, ils soulignent que l’UCL est la seule université francophone à figurer, avec trois homologues flamandes, dans le top 200 des meilleures universités mondiales. "Ce succès n’est pas le fruit du hasard mais est fondé sur une liberté académique et une liberté d’association qui ont permis de développer un enseignement et une recherche d’excellence". Par ailleurs, la question suivante se pose : en imposant une limitation géographique, ne porte-t-on pas atteinte aux libertés d'enseignement et d'association, ciments de la Constitution belge ?

Un joli démantèlement en perspective

La mise en œuvre de l'avant-projet de décret, défendu par le ministre Jean-Claude Marcourt, aurait des implications pour le moins étonnantes… Ainsi, les diplômes décernés par l'UCL sur le site de Louvain-en-Woluwé devraient être signés par... le recteur de l'ULB. Il en serait de même pour ceux de l'ECAM (Institut Supérieur Industriel) et de toutes les institutions d'enseignement supérieur de Bruxelles. Dans le Hainaut, les diplômes de l'UCL-Mons (ancienne FUCAM) seraient ratifiés par l'Université de Mons. Et les cliniques de Mont-Godinne, qui se trouvent dans la province de Namur, passeraient probablement sous l'oriflamme de l'Université de Namur.

Un fonctionnement centralisé de l'enseignement et de la recherche est aux antipodes de la réalité académique et scientifique du XXIe siècle. Vouloir à tout prix renforcer l'appartenance régionale dans un univers d'internationalisation sans cesse grandissant est clairement passéiste.

Angélique TASIAUX

Lettre communauté universitaire au Ministre Marcourt 18 décembre 2012

 


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