Ecclesia in America : l’Eglise a besoin d’unité


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Ecclesia in America : l’Eglise a besoin d’unité
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Le congrès « L’Eglise en Amérique », qui se déroulera au Vatican du 9 au 12 décembre, a été présenté ce 4 décembre à Rome. Parmi les intervenants, le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, explique que le congrès s’inscrit dans « l’intuition prophétique » exprimée par Jean-Paul II dans son exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in America (1999), dans le sillage du synode continental, en préparation à l’An 2000. Le cardinal canadien participe à cette rencontre qui verra converger vers Rome plus de 250 participants dont une quarantaine de prélats.

A cette occasion, mais aussi en cette Année de la Foi et en plein anniversaire des cinquante ans du Concile Vatican II, la Commission pontificale pour l’Amérique latine, et les Chevaliers de Colomb organisent, avec le concours de l’Institut supérieur des études guadeloupéen, ce congrès international Ecclesia in America de décembre. Déjà en 1992, Jean-Paul II affirmait que « l’Eglise, désormais au seuil du troisième millénaire chrétien et à une époque où tant de barrières et frontières idéologiques sont tombées, perçoit comme un devoir impérieux d’unir bien davantage spirituellement tous les peuples qui forment ce grand continent, et, en même temps, de promouvoir un esprit de solidarité entre eux, en partant de la mission religieuse qui lui est propre ».

Communion et coopération plus grande
L’unité de l’Eglise et des chrétiens semble bien la préoccupation majeure des organisateurs de ce congrès. Le chevalier suprême de l’ordre des Chevaliers de Colomb, Carl Anderson, a rappelé qu’il y avait « un continent, un patrimoine commun » qui est le christianisme. Le cardinal Ouellet, qui connaît bien l’Amérique latine pour y avoir notamment enseigné, a souligné que « ce congrès est un symbole de comment l’Eglise doit être ». Face aux nombreux défis que l’Eglise doit affronter, comme « la sécularisation, l’impact de la culture mondiale toujours plus lointaine et hostile, la prolifération des sectes », « le patrimoine de foi chrétienne a toujours plus besoin d’être revitalisé, reformulé, et réactualisé » a expliqué le cardinal Ouellet. Le temps où le Nord regardait ailleurs ou avec une certaine inquiétude le Sud est fini. Les problématiques sont communes et les dossiers doivent être affrontés via une « communion et une coopération plus grande ».

Le président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine détaille ainsi les enjeux en présence : « l’immigration latino-américaine vers les Etats-Unis ; le trafic de drogue et les politiques pour le combattre ; l’augmentation de la violence surtout parmi les plus jeunes ; la culture de la vie et l’institution de la famille qui souffrent d’une grave agression partout sur le continent ; la liberté religieuse qui préoccupe aussi un peu partout ; les situations criantes de pauvreté et de misère ».

Sans unité pas d’action missionnaire ou sociale
Face à tous ces maux, le mot d’ordre est donc « le sens de la communion au sein de chaque Eglise et entre Eglises » comme l’a souligné le cardinal Ouellet. « Sans une vraie et forte unité, il n’y a pas d’action, ni missionnaire ni sociale », a-t-il ajouté.

Le fait que ce congrès sur l’Amérique, de l’Alaska à la Terre de Feu, se déroule au Vatican montre « la sollicitude universelle d’Eglise qui représentent plus de 50% des catholiques du monde entier, dans la fidélité au Successeur de Pierre » a conclu le préfet de la Congrégation pour les évêques. C’est donc à une grande réflexion que vont se livrer cardinaux, archevêques et évêques de tout le continent américain, les supérieurs des divers dicastères de la Curie romaine, les supérieurs généraux et les supérieures générales des congrégations religieuses, les recteurs et les délégués des collèges pontificaux et autres personnalités du continent.

News.va/BL

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