La Semaine mondiale des missions s’invite au synode


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La Semaine mondiale des missions s’invite au synode
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Alors que le synode entame sa deuxième semaine, le dimanche 14 octobre correspond à la semaine mondiale des missions, en harmonie avec le thème de l’assemblée : « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ». Ambiance fraternelle et liberté de parole ont caractérisé le premier tiers de l'Assemblée synodale qui continue à un rythme accéléré la succession des interventions au fil de ses huit congrégations générales.

Dimanche prochain, 21 octobre, dimanche des Missions, le pape présidera place Saint-Pierre une célébration eucharistique solennelle avec la canonisation de 7 bienheureux, remettant ainsi l’appel universel à la sainteté du Concile Vatican II au cœur du synode. Ces futurs saints sont : Jacques Berthieu, Pedro Calungsod, Giovanni Battista Piamarta, Carmen Sallés y Barangueras, Marianna Cope, Kateri Tekakwitha et Anna Schäffer.

Des chiffres impressionnants

La première semaine du synode a été marquée par l’enseignement du magistère du Successeur de Pierre, pendant 7 jours, du dimanche 7 au samedi 13 octobre. Les 262 pères du synode ont participé à 10 assemblées – « congrégations générales » - et à une réunion en carrefours linguistiques, mercredi matin. Lors de ces 10 congrégations, ils ont écouté 137 interventions de leurs pairs, 5 des auditeurs, et 2 des invités spéciaux : 144 communications en tout, en plus des 9 exposés de Benoît XVI, soit 153. Cela peut paraître beaucoup - en une semaine - ces documents et interventions représentent un effort extraordinaire pour refléter la situation de l'Église sous toutes les latitudes et les défis spécifiques de l'annonce de l'Évangile dans les contextes historiques les plus divers: c'est l'universalité concentrée du synode, et un exercice soutenu d'écoute fraternelle.

Le message final

Cette semaine prévoit 8 congrégations générales pour la suite des interventions des pères du synode et des auditeurs, avec mercredi 17 octobre lors de la 17e congrégation, le « Rapport après le débat » - qui s’achèvera -, et pour la discussion du Message final. Le travail en carrefours commencera ensuite. Cette deuxième semaine prépare donc le Message, les « Propositions » à remettre au pape Benoît XVI, mais il faudra attendre la semaine suivante - troisième et dernière semaine - et le travail en carrefours, pour la liste finale des propositions et l’approbation du message. Pour rappel, Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles est nommé par le pape pour participer à la composition du Message.

Le rôle des laïcs dans l'évangélisation

Anniversaire marquant comme moteur de l'Evangélisation, le Concile Vatican II aura apporté au début du synode l'enthousiasme et le dynamisme que l'événement suscita il y a 50 ans. Le fil rouge de l'Évangélisation continue à structurer les assemblées qui se déclinent selon les nuances de la thématique. Ainsi le rôle des laïcs dans la nouvelle évangélisation. Le thème avait déjà été abordé à plusieurs reprises par les pères synodaux depuis l’ouverture de l’assemblée, lundi 15 octobre il s’est véritablement imposé dans la salle du synode.

Les laïcs sont appelés à évangéliser le monde politique, culturel, économique ainsi que les medias a déclaré Mgr Kinyaiya, évêque tanzanien. De nouveaux ministères laïcs doivent être établis réclamait de son côte Mgr Souraphiel, archevêque d’Addis Abeba en Ethiopie. Les laïcs doivent être présents à tous les niveaux de la société. Ces laïcs qui défendent des valeurs non négociables sont les annonciateurs de la nouvelle évangélisation, clamait le cardinal Bozanic, archevêque de Zagreb, en Croatie. Les pasteurs doivent leur confier plus de responsabilité, souhaitait pour sa part Mgr Do Rosario Ferrao, archevêque indien. Sur tous les continents, c’est donc une évidence, l’Eglise a besoin des laïcs. Ils sont appelés à être présents à tous les niveaux de la société à travers un témoignage de vie familiale, associative, professionnelle mais aussi politique. Ils peuvent ainsi aider l’Eglise à mieux s’insérer dans nos sociétés contemporaines car, indique Mgr Patenôtre, archevêque de Sens-Auxerre, il ne suffit pas pour l’Eglise d’être visible, son message doit aussi être lisible. L’Eglise doit donc encourager l’esprit missionnaire des laïcs, les accompagner et les former.

B.L. (avec zenit et news.va)

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