IVG en Belgique: en augmentation et sous-estimées


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IVG en Belgique: en augmentation et sous-estimées
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Le 12e rapport de la Commission d’évaluation de la loi dépénalisant l’interruption de grossesse a paru fin septembre. Il fait non seulement état d'une nette augmentation du nombre d'IVG mais aussi d'une sous-estimation des interruptions au-delà de 12 semaines pour raison médicale.

En 2011, 19.578 interruptions volontaires de grossesse ont été officiellement enregistrées en Belgique. Soit presque 2.000 de plus qu'en 2006. La Commission reconnaît ainsi que, contrairement à l’intention initiale du législateur, le nombre d’interruptions de grossesse ne baisse pas. Mais pour la première fois, relève l'Institut européen de bioéthique, elle exprime qu’il y a eu des débats en son sein pour savoir s’il fallait s’en inquiéter, et continuer à examiner des moyens pour faire baisser les chiffres. Dans ce sens là, la Commission demande par exemple de rendre la situation des étudiantes (8% des IVG) plus compatible avec la possibilité de mener une grossesse à terme et s’occuper ensuite de son enfant.
Par ailleurs, le rapport indique que les centres déplorent qu’un bon tiers des femmes ont déjà subi une IVG précédemment. Ces même centres constatent aussi des situations de plus en plus complexes, rendant le soutien à apporter à la femme plus difficile, et pointent la fragilisation des structures familiales et conjugales (due au divorce, aux familles recomposées, monoparentales, instabilité…), les pressions familiales devant la question de l’avortement et l’incapacité de certaines femmes à visualiser les conséquences à long terme de leurs choix.
Si le nombre des interruptions médicales de grossesse est en augmentation, il est également sous-estimé. La Commission d'évaluation estime en effet que le nombre réels d'IVG pour raisons médicales au-delà de 12 semaines serait au moins 4 fois plus élevé (de l’ordre de 570 cas par an). Une méconnaissance de la loi et une surcharge administrative des professionnels de la santé expliquerait cela.

P.G.

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