Messe pour l’Europe : pas de véritable politique sans éthique


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Messe pour l’Europe : pas de véritable politique sans éthique
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a présidé une célébration eucharistique multilingue en l’église Notre Dame au Sablon de Bruxelles à l’occasion de la rentrée des institutions européennes. Une cérémonie concélébrée par Mgr Joseph Soueif, archevêque maronite de Chypre, et par l’évêque auxiliaire de Bruxelles, Mgr Jean Kockerols, par ailleurs vice-président de la COMECE.

On le sait, l’image de Bruxelles est étroitement associée à celle de l’Europe. Notre capitale est en effet également celle de l’Union européenne. L’Eglise de Bruxelles entend être un partenaire privilégié du projet européen et souhaite apporter sa pierre à l’édifice de la solidarité et du rapprochement entre les peuples. Ce mardi 25 septembre, Mgr Léonard a donc présidé la messe pour l’Europe, concélébrée par Mgr Joseph Soueif, archevêque maronite de Chypre, et par l’évêque auxiliaire de Bruxelles, Mgr Jean Kockerols, par ailleurs vice-président de la COMECE. Cette « messe de rentrée » pour les institutions européennes a réuni de nombreux fonctionnaires européens et proches des institutions européennes, ainsi que le ministre belge des Finances, Steven Vanackere, représentant le gouvernement fédéral.

Rappeler les fondements chrétiens de l’Europe

Au cours de son homélie, prononcée en anglais et en français, Mgr Kockerols a rappelé que si l’eglise a des attentes concernant l’Europe, l’inverse est également vrai. « Nous attendons beaucoup de l’Europe et de l’union européenne. A juste titre. Mais l’Europe est en droit d’attendre beaucoup de nous, catholiques. Certes, il nous faut rappeler à temps et à contretemps les fondements chrétiens de l’Europe ; il faut rappeler l’inspiration chrétienne de ceux qui ont après la guerre voulu unir les pays dans un effort de paix et de réconciliation ».

Et l’évêque auxiliaire de souligner : « Il faut rendre au projet européen toute sa dimension éthique, qui est vitale. Sans éthique il n’y a pas de véritable politique. Mais cela ne suffit pas. Les chrétiens doivent être pleinement eux-mêmes, quel que soit leur travail spécifique. Etre chrétien implique un engagement politique, au sens large du terme. Etre chrétien en Europe, pour l’Europe, c’est être à la suite du Christ Jésus, serviteurs et veilleurs, gardant notre cœur attentif à toute personne, discernant entre le bien et le mal, pour promouvoir une véritable autorité : celle qui fait grandir l’autre. Cela n’est possible que si nous nous confions à celui qui fait en nous bien plus que ce que nous n’osons lui demander ».

Une homélie qui a eu le mérite de replacer au centre du projet européen, l’éthique chrétienne, à un moment où le Vieux continent traverse une crise sociale et économique grave.

JJD (avec TS)

Catégorie : International

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