Le Liban est l’épice du Proche-Orient


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Le Liban est l’épice du Proche-Orient
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Le pape a souhaité aux Libanais de continuer à permettre la pluralité des traditions religieuses, de fortifier la communion entre eux quelle que soit leur religion, refusant tout ce qui pourrait amener à la désunion, en faisant avec détermination le choix de la fraternité. Une proposition exigeante quand on sait qu'au Liban pas moins de sept Eglises catholiques cohabitent avec d'autres Eglises chrétiennes qui ne sont pas en communion complète avec Rome.

Peu avant son départ, Benoît XV a utilisé une belle métaphore au regard de la diversité des traditions religieuses qui caractérise cette partie du Proche Orient en la comparant à une "épicerie orientale" qui enrichit la saveur des mets. En effet, l’Eglise catholique s’exprime à travers sept Eglises catholiques orientales. Le groupe le plus important de chrétiens au Liban est constitué par la communauté maronite (1,6 million de fidèles dans le pays), liée à Rome, suivie des orthodoxes grecs. Les autres communautés importantes sont l’Eglise grecque-melkite catholique, les arméniens orthodoxes, les arméniens catholiques, les syriaques orthodoxes, les syriaques catholiques, les assyriens, les chaldéens, les protestants, les coptes et les catholiques romains.

C'est dans ce contexte de patchwork de religions et sous le signe de la paix que le pape a remis aux pasteurs et aux catholiques du Moyen-Orient comme « feuille de route » l'exhortation apostolique "Ecclesia in Medio Oriente". Il a remis ce texte aux Patriarches, Chefs des six Églises Orientales Catholiques sui iuris (en pleine communion avec Rome), au Patriarche Latin qui est aussi le Président de la Conférence des Évêques Latins des Régions Arabes (C.E.L.R.A.), aux représentants des Conférences épiscopales de l’Iran et de la Turquie, « tout comme à quelques membres du Peuple de Dieu qui chemine en cette terre bénie du Liban, implorant la Bénédiction de Dieu afin que l’application de cet important Document apporte d’abondants fruits à tous les habitants du Moyen-Orient », a affirmé Mgr Eterovic, secrétaire général du synode.

Les destinataires dont parle Mgr Eterovic, c'est la communion des baptisés, des chrétiens qui "ne demandent pas de privilèges, mais entendent être des citoyens jouissant des mêmes droits et des mêmes devoirs que les autres habitants de leurs États respectifs. Mgr Eterovic a fait observer que l’œcuménisme et le dialogue interreligieux découlent de cette communion des baptisés. "De la communion ecclésiale naît le désir de s’engager encore plus dans le dialogue œcuménique avec les Églises et Communautés ecclésiales chrétiennes, présentes au Moyen-Orient". A propos du judaïsme il a précisé que le dialogue "s’adresse particulièrement aux Juifs avec lesquels les chrétiens partagent une grande partie des Livres des Saintes Écritures, ceux qui dans l’économie biblique globale sont appelés par les chrétiens « Ancien Testament »" Et à propos des musulmans : "Le souhait de dialogue s’étend aussi à ceux qui appartiennent à d’autres religions non-chrétiennes, surtout aux musulmans qui sont majoritaires dans la plupart des Pays du Moyen-Orient".

B.L.


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