La FSSPX persiste et signe


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La FSSPX persiste et signe
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

L'heure n'est pas à la conciliation pour la Fraternité sacerdotale saint Pie X, qui prépare l'annonce de l'échec des négociations avec le Vatican. Dans une vidéo publiée sur le site des traditionalistes, l’abbé Franz Schmidberger, supérieur du district d’Allemagne, rend Rome responsable de ce fiasco.

La FSSPX se trouve face à un dilemme : accepter la nouvelle liturgie et reconnaître Vatican II dans la lignée ininterrompue des conciles et de l’enseignement de l’Eglise catholique ou refuser, ce qui signifierait la fin des tractations engagées avec le Vatican.

Selon l’abbé Schmidberge, "Il y a une rupture que l’on ne peut pas nier. La prétendue herméneutique de la continuité est fausse. Le concept théologique qui veut que Vatican II s’inscrive dans la ligne de la tradition catholique vient de l’ancien théologien du Concile Joseph Ratzinger, l’actuel pape Benoît XVI. Pour qu’on puisse aboutir à une union, Rome devrait renoncer à cette revendication.".

Réuni en juillet dernier, le chapitre général de la Fraternité saint Pie X n'a pas hésité à poser trois exigences : mettre au pilori les "erreurs du Concile", les autoriser à utiliser exclusivement des livres liturgiques de 1962 et nommer un évêque issu de ses rangs.

Quant à une nouvelle excommunication, l’abbé Schmidberger considère qu'elle serait une "grande catastrophe pour l’Eglise". "Nous devons tendre à la normalisation, mais si cela n’aboutit pas, ce n’est pas de notre faute. Nous sommes dans une situation de nécessité si nous voulons préserver l’ancienne liturgie, l’ancien enseignement, l’ancienne discipline comme un tout et continuer à mener une vie vraiment catholique". L’abbé Schmidberger relève que ces négociations ont permis de conduire à un processus d’éclaircissement au sein même de la Fraternité.

apic/at

Catégorie : L'actu

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