Non au radicalisme musulman


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Non au radicalisme musulman
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le
2 min

C’est une condamnation sans équivoque du radicalisme musulman qu’ont prononcé d’éminents théologiens musulmans lors d’une conférence à Moscou les 25 et 26 mai 2012.

Près de 200 théologiens musulmans, venus de 23 pays, étaient réunis à Moscou pour une conférence de haut niveau à l’issue de laquelle ils ont notamment condamné le radicalisme et l’utilisation de l’islam à des fins politiques. Les participants ont notamment annoncé l’adoption d’une déclaration théologique condamnant l’extrémisme et le radicalisme mais aussi l’utilisation dévoyée de termes comme « djihad », « mécréant » (takfir) et « califat ».

Selon eux, l’interprétation incorrecte de ces termes a pour conséquence la radicalisation de beaucoup de musulmans dans le monde, « les poussant à croire que le but de l’islam est l’établissement d’un ordre politique totalitaire sous le drapeau de la religion ». « Ce facteur est à l’origine de nombreux conflits dans plusieurs régions du monde musulman », regrettent les participants. Ils ont également adopté une fatwa (avis juridique) expliquant que la violence à l’encontre des autres religions, tout comme des musulmans, n’était pas permise.

Cette conférence théologique était co-organisée par le centre international Al-Wasatya (Koweït), le Scientific-Educational Center (Russie) et l’Union internationale des savants musulmans présidée par Youssef al-Qaradâwî, un des théologiens les plus influents des Frères musulmans.

Parmi les dirigeants musulmans participant à cette conférence figuraient notamment Noureddine El Khademi, ministre tunisien des affaires religieuses, Adel al-Falah, vice-ministre koweïtien des affaires religieuses, le cheikh Hamad al-Khalili, grand mufti d’Oman, le cheikh Rashid al-Qabbani, grand mufti du Liban, ou encore le secrétaire général du Conseil suprême des affaires islamiques d’Arabie saoudite.

d’après La Croix et Interfax


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