C’est la crise, l’Eglise espagnole doit payer…


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C’est la crise, l’Eglise espagnole doit payer…
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Face à la crise, des solutions...ou plutôt des utopies. L’association espagnole Europa Laica a lancé l'idée, il y a peu, que l'Espagne pourrait récupérer 3 milliards d’euros par an si l’Eglise catholique payait l’impôt sur les biens immobiliers.

Le Courrier suisse rapporte que l'association Europa Laica, dans une lettre envoyée à Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, s'indignait que "dans la situation de crise économique et sociale actuelle, l’impôt de la contribution urbaine aux citoyens ait été augmenté", alors que l’Eglise, une des plus grandes propriétaires du pays, ne soit toujours pas soumise à ce paiement.

Ce mécontentement fait écho à l'annonce de Mario Monti, le chef du gouvernement italien, qui a déclaré récemment que l’Eglise italienne allait payer l’impôt sur les biens immobiliers.

L'application stricto senso de cette mesure dans la Péninsule Ibérique n'est cependant pas aussi aisée que pour la botte italienne. Car il y a un hic, constitutionnel et historique : Le Concordat de 1979 signé entre l'Etat espagnol et le Vatican.

"Le traité bilatéral, toujours en vigueur, prévoit l’exemption totale et permanente de la contribution territoriale urbaine pour les temples et chapelles destinés au culte, la résidence des évêques, des chanoines et des prêtres, ainsi que l’exemption totale et permanente des impôts réels ou de produits sur la rente et sur le patrimoine", apprend-on dans l'article du 20 mars, dans le Courrier Suisse.

Les revendications exprimées par Europa Laica agitent grandement la presse et une partie de la classe politique espagnole, en ce moment.

Beaucoup de bruit, donc... pour rien ?

A.L (avec Courrier Suisse)

Catégorie : L'actu

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