Royaume-Uni et Saint-Siège des partenaires pour la paix


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Royaume-Uni et Saint-Siège des partenaires pour la paix
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Suite à la visite de la délégation britannique au Vatican, dans la cadre du trentième anniversaire des relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège, les deux gouvernements se sont engagés dans un partenariat pour la paix, la liberté religieuse et le respect de la personne humaine. Assurant vouloir travailler ensemble, ils prennent position sur les principaux défis mondiaux dans un communiqué commun.

Les droits de l’homme, l’intolérance religieuse, la faim dans le monde, le climat, le désarmement, le Moyen-Orient et la situation en Syrie sont autant de thèmes qui préoccupent le Saint-Siège et le Royaume-Uni. Au terme des deux jours de rencontres, les deux Etats ont exprimé le souhait de "travailler ensemble pour combattre l’intolérance et la discrimination basée sur la religion, où qu’elle se manifeste. La liberté religieuse est un droit de l’homme fondamental qui doit être respecté pour toutes les religions, dans tous les pays".

Face à la faim, au manque d’instruction et de travail, les deux pays ont souligné "l’obligation de mettre en œuvre un contexte financier et commercial international équitable, avec une plus grande attention aux plus pauvres". Ils encouragent notamment la communauté internationale à soutenir une stratégie cohérente en Somalie, à l’approche de la conférence internationale promue par Londres en vue d’une solution politique durable dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

La Syrie en ligne de mire
Le Saint-Siège et le Royaume-Uni ont par ailleurs souhaité "la fin immédiate de la violence en Syrie", soulignant la nécessité d’une coopération pour dépasser la crise actuelle. La reprise des négociations israélo-palestiniennes et de véritables réformes politiques, économiques et sociales en vue de la paix et de la stabilité dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, font également partie de leur "prières". Dans ce communiqué conjoint, le gouvernement britannique a salué le soutien de Benoît XVI au processus de réconciliation en cours en Irlande du Nord, notamment par l’établissement d’institutions politiques stables et les efforts pour construire un « avenir paisible ». Car « l’utilisation de la violence à des fins politiques est déplorable ».

Passant en revue les mois à venir, les deux entités se sont positionnées sur un certains nombres d'événements cruciaux. Pour la Conférence de Londres sur la Somalie, le 23 février 2012, ils encouragent à donner la « priorité » à la « protection et au bien-être » du peuple somalien. Tous deux engagés dans la “prévention du conflit, le désarmement, et la non-prolifération”, ils espèrent une “issue positive” aux négociations de la seconde Conférence de l’ONU sur le commerce illicite des armes légères, en juillet 2012.
Au sujet de la Conférence de l’ONU sur le développement durable à Rio de Janeiro en juin 2012 et des travaux internationaux sur les bouleversements climatiques, ils partagent la conviction qu’il faut « renforcer » non seulement les piliers économiques, sociaux et environnementaux, mais aussi « la lutte contre la pauvreté ».
Enfin, ils souhaitent que les Jeux-Olympiques, qui auront lieu cet été au Royaume-Uni, soient l’occasion de vivre « l’esprit de la Charte des Jeux », au service « du développement harmonieux de l’homme », et de la dignité humaine.
Pour conclure, le Saint-Siège insiste sur la nécessité de « protéger la famille », fondée sur « le mariage, la liberté religieuse et la liberté de conscience ». Il a rappelé la nécessité de garantir aux institutions liées à l’Eglise catholique, la possibilité d’agir en conformité avec leurs principes et convictions propres.
En septembre 2010, des mouvements homosexuels avaient manifesté durant la visite de Benoît XVI en Grande-Bretagne. Quelques mois plus tôt, le pape avait appelé les évêques anglais à manifester leur opposition à un projet de loi visant à protéger les homosexuels contre la discrimination.

Une nouvelle collaboration
Cette série de rencontres marquait le 30e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques pleines et entières entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège. Elle a permis de trouver de "nouveaux terrains de collaboration" avec Rome, a déclaré le ministre britannique chargé du Commonwealth, Lord Howell of Guildford (photo). Le lord anglais a estimé que le Vatican peut jouer un rôle important au Moyen-Orient, dans les domaines de la protection des minorités et de la défense de la liberté religieuse. La contribution du Saint-Siège en ce qui concerne l’action humanitaire est aussi précieuse, a –t-il affirmé.

Zenit/apic/imedia/bl

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