Entraide et Fraternité: Deux pays, un même défi


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Entraide et Fraternité: Deux pays, un même défi
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

Guatemala et Nicaragua, deux pays au centre des préoccupations d'Entraide et Fraternité durant sa campagne de Carême 2012. Deux pays qui souffrent d'instabilité et d'insuffisance alimentaires. Devant le développement des multinationales sur leurs terres et leur dépendance vis-à-vis du marché mondial, les petits paysans ne font pas le poids. Entraide et Fraternité les épaule pour relever le défi d’une agriculture paysanne.

"Stop à l'agriculture qui tue les paysans". Ce slogan de choc est celui scandé, cette année, par Entraide et Fraternité qui dénonce la situation dramatique vécue par bon nombre de petits agriculteurs, notamment au Guatemala et au Nicaragua. Aujourd'hui, près d'un milliard de personnes souffrent de la faim, bien que l'on produise suffisamment de nourriture pour alimenter la population mondiale. Autre paradoxe, ce sont principalement les paysans, ceux qui travaillent la terre et en récoltent les fruits, qui n'ont pas assez pour se nourrir. La faim est devenue une question politique entraînant concurrence, inégalités et épuisement des ressources; faisant entrer les pays, les peuples et les personnes en compétition.

Agro-industrie contre agriculture familiale
Sur le ring, le combat est bien inégal. Face à face, Goliath, l'agro-industrie subsidiée par l'État et David, l'agriculture familiale aux terres moins productives. La compétition injuste entre les deux "adversaires" ruine des milliers de petits paysans, tout simplement parce que ceux-ci ne peuvent plus vivre de leur travail. Les prix des produits sur les marchés internationaux sont trop bas et ne reflètent pas le coût réel de production.
Les régions de Jinotega au Nicaragua et de l'altiplano au Guatemala ont un potentiel agricole énorme. Elles sont toutes deux exportatrices de sucre, de café et de bananes. Pourtant, la faim guette les agriculteurs. Les terres fertiles, occupées par de grandes entreprises étrangères, sont destinées, en priorité, aux cultures pour l'exportation, la canne à sucre par exemple, ou aux grandes exploitations minières.
Au Guatemala comme au Nicaragua, des associations refusent la fatalité et s'engagent aux côtés des paysans afin de les conseiller et de les former. L'agro-écologie, la participation citoyenne, les droits de la femme sont quelques-uns des axes de travail de ces associations qui bâtissent des projets concrets avec les paysans les plus pauvres.

La solidarité, côté belge
Maria Ramirez, Arnulfo Vasquez, Natalia Atz Sunuc, et d'autres témoins d'Amérique centrale seront présents chez nous pour parler de leur travail au sein des associations locales soutenues par Entraide et Fraternité. Qu'ils travaillent contre la dénutrition ou coordonnent les campagnes sur la souveraineté alimentaire; qu'ils se battent en faveur de l'égalité des genres ou de l'accès à l'eau potable, ces hommes et ces femmes viennent apporter leur témoignage et leur expérience de terrain avec conviction et enthousiasme.
Comment être solidaire en buvant du café? L'idée est à la fois simple et originale. Il suffit de préparer du café et d'inviter quelques amis, collègues, paroissiens ou voisins… Leur contribution à cette pause-café permettra de soutenir les paysans du Guatemala et du Nicaragua. À boire ensemble dans tous les centres de rencontres possibles et imaginables à partir du 2 mars. L'objectif est d'organiser 120 pauses-cafés dans toute la Wallonie et à Bruxelles.
Comme chaque année, des collectes auront lieu dans les paroisses pour financer les projets d'Entraide et Fraternité. Plus de 80 projets au total! Ces collectes se dérouleront les 17 et 18 mars, ainsi que les 31 mars et 1er avril.

Sylviane BIGARÉ

Pour plus de renseignements sur toutes les activités proposées par Entraide et Fraternité: www.entraide.be ou 02/227.66.80. Pour vos dons solidaires: IBAN BE68 000 0000034-34.

Catégorie : L'actu

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