Contre les jeux de hasard, l’éducation !


Partager
Contre les jeux de hasard, l’éducation !
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Lors d’un congrès sur les jeux de hasard organisé le 24 février à Gênes par la Fondation Anti-usure, le cardinal Angelo Bagnasco a déclaré que la meilleure des préventions contre ces jeux était… l'éducation.

Promenez vous le matin dans les rues italiennes, vous y relèverez, outre l'odeur âpre du café stretto et les discussions animées, l'abondance des grigris portés en accessoires de modes et les longues files devant les bureaux de loterie. La superstition et les vicissitudes de la Fortuna (comprenez, la "Chance") règnent en maitres dans la péninsule italienne. Une longue tradition qui remonte à l'Antiquité romaine, époque faste pour les augures et les haruspices en tout genre… Fidèle à son passé, l'Italie renfermerait aujourd'hui dans sa botte plus d'1 million de joueurs potentiels, dont 800 000 "atteints", au sens pathologique du terme...

"La vie n’est pas un coup de chance", a affirmé le cardinal Bagnasco.Plus qu'une dépendance, les jeux de hasard enlaidissent l'être humain et disloquent les familles. "C’est une plaie sociale qui doit être endiguée". A cela, le président de la Conférence des évêques italiens a proposé une "nouvelle culture", "une éducation totale", qui trouverait son paradigme et sa source dans le Christ, afin d'aider l’homme à retrouver sa vérité et sa beauté.

Bref, un projet qui impliquerait tous les secteurs éducatifs de la société, et qui parlerait de la vie en termes de liberté et de responsabilité… "Les jeunes générations doivent trouver des vrais modèles de vertu, des exemples qui ont quelque chose d’important et de véritable à dire", continue l'archevêque de Gênes.

Utopie ? Le projet est en tout cas notable. Il requiert un gros travail de sensibilisation pour effacer des milliers d'années de pratiques superstitieuses et pour détourner les vrais "accros" des jeux de hasard...

Zenit/A.L

Catégorie : L'actu

Dans la même catégorie