Trois nouveaux évêques maronites


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Trois nouveaux évêques maronites
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Benoît XVI a donné son consentement à l’élection de 3 nouveaux évêques par le Synode des évêques de l’Eglise patriarcale maronite.

Parmi les chrétiens d'Orient, les Maronites constituent une communauté bien particulière. Outre le fait qu'elle est la seule Église à avoir été fondée par un moine (saint Maron), elle se caractérise aussi par le fait qu'elle n'a jamais été séparée de Rome. Le chef de l'Église maronite, appelé "Patriarche maronite d'Antioche et de tout l'Orient", reconnaît donc la primauté du pape et dès lors que de nouveaux évêques sont nommés, il doit s'assurer de l'approbation de ce dernier. Tel a donc été le cas pour l'élection de Mgr Michel Aoun (photo), nouvel évêque maronite de Jbeil-Byblos, au Liban (où il remplace à ce poste Mgr Béchara Raï, patriarche maronite d’Antioche depuis le 15 mars 2011), de Mgr Elias Slaiman Slaiman, (nouvel évêque maronite de Lattaquié, en Syrie) et enfin de Mgr Mounir Khairallah (nouvel évêque de Batroun des maronites, au Liban).

Constituée en patriarcat en 685, la communauté maronite compte aujourd’hui environ 4 millions de fidèles à travers le monde (dans 23 diocèses et 2 vicariats) dont près d’1,6 million vivent au Liban, siège de l'Église maronite. Les maronites suivent le calendrier grégorien et leur rite est pratiqué en langue syriaque mais aussi et de plus en plus en arabe. La particularité de ce rite se situe notamment au niveau du Pardon, tant dans les prières que dans la gestuelle: le signe de la paix et du pardon se propage ainsi depuis l’autel jusqu’aux croyants.
Autre différence notable chez les maronites: les hommes mariés peuvent accéder à la prêtrise. La moitié des prêtres maronites actuels ont ainsi une épouse.

Apic/P.G.

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