Le rôle des laïcs dans la Nouvelle Evangélisation


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Le rôle des laïcs dans la Nouvelle Evangélisation
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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"Charité, justice et paix : un défi pour l'évangélisation", c'est le thème d'un colloque qui vient de se dérouler à Rome du 26 au 28 janvier, à l'initiative de l'Emmanuel, Fidesco (pour le 30ème anniversaire de sa fondation) et l'Institut Pierre Goursat, en collaboration avec l’Institut pontifical Redemptor Hominis et son département international de recherche sur la doctrine sociale de l’Eglise.

L'annonce de l'évangile doit permettre au Christ d'entrer dans toutes les dimensions de la vie humaine, y compris sa dimension sociale, économique, politique. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre cette parole de Jean-Paul II, prononcée au début de son pontificat : "ouvrez grandes les portes du Christ". L'évangélisation dépasse la simple dimension de la vie personnelle. Elle se fait dans le but que le monde change ! Lorsqu'on se tourne vers l'histoire de l'Eglise, celle-ci nous enseigne que l'évangélisation a toujours accompagné les changements sociétaux, qui se sont déployés à travers l'engagement de chrétiens (prêtres, religieux, laïcs) vivant leur foi concrètement au quotidien. Aujourd’hui se posent des nouveaux défis missionnaires dans le domaine du travail, de l’économie, de la politique, de l’éthique, de l’écologie. Ces défis engendrent des questions nouvelles qui touchent en particulier l’engagement des laïcs chrétiens dans nos sociétés.

« Les laïcs ont le devoir de pratiquer une nouvelle évangélisation dans une perspective rationnelle pour construire une société authentiquement juste, humaine et prospère », a déclaré le président de la commission Caritas in veritate du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE), Mgr Giampaolo Crepaldi, évêque de Trieste, qui intervenait au congrès.
Développant le rôle public des chrétiens dans le contexte de la nouvelle évangélisation, Mgr Crepaldi est parti des paroles que le pape a adressées, le 19 janvier dernier, à un groupe d’évêques des Etats-Unis lors de leur visite ad limina, rappelant que la doctrine sociale a pour mission d’ « annoncer Dieu et le mystère du salut en Christ à chaque homme ». « Ils ont le devoir de pratiquer une nouvelle évangélisation qui « ramène Dieu parmi les hommes », a-t-il dit. Car, pour les chrétiens, « si la loi naturelle naît du Créateur, l’Eglise a droit à une nature publique ». « Non seulement le christianisme ne contredit ni la liberté, ni la démocratie, mais il propose en plus de faire fonctionner le monde en l’ordonnant selon les lois divines », a poursuivi Mgr Crepaldi.
L’évangélisation, a-t-il ajouté, n’est pas une simple œuvre de conversion vis-à-vis d’une religion, mais une tentative « de faire connaître l’esprit chrétien, la mentalité, les lois et coutumes et les structures de la communauté ».
Selon Mgr Crepaldi, « il est vrai que le devoir direct de la politique est de promouvoir le bien commun, mais il est vrai aussi que le bien commun reste ‘dans la pénombre’ s’il n’est pas éclairé et soutenu par la foi en Jésus-Christ ».

Le président de la commission Caritas in veritate a conclu son intervention en citant les paroles de Benoît XVI prononcées lors de son voyage en Allemagne, en septembre 2006 : « Depuis le siècle des Lumières, au moins une partie de la science s'applique à chercher une explication du monde, dans laquelle Dieu devient superflu. Et il devrait ainsi devenir inutile également pour notre vie. Mais à chaque fois qu'il pouvait sembler que l'on y était presque parvenu, il apparaissait toujours à nouveau avec évidence que: non, le compte n'y est pas! Sans Dieu, les comptes sur l'homme ne sont pas justes, de même que les comptes sur le monde, sur tout l'univers ne sont pas justes ! ».

zenit/bl


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